la pochette qui voulait être plus grosse que le bœuf

J’ai ressorti ma machine à coudre. Cela faisait déjà plusieurs mois (environ depuis au moins avant le déménagement, autant dire de l’époque de Mathusalem, donc…) qu’elle croulait sous différentes strates de poussière sur lesquelles je préfère ne pas trop m’attarder. Ahem… Plusieurs projets criaient à qui mieux mieux « Finis-moi ! », « Commence-moi ! », « Nettoie-moi ! » (← je ne vois pas du tout qui a bien pu dire ça…), « Découds-moi ! »… Bref, ça devenait une vraie cacophonie en si bémol.
Tant et si bien que j’ai soufflé un bon coup sur ma machine et que je l’ai branchée. En revanche, j’ai fait taire tout ce beau monde, évidement que je n’allais quand même pas finir ce chemisier, découdre cette boutonnière ou commencer cette robe, nonononononon ! Hé, c’est qu’il ne faut pas pousser mémé dans les orties quand même ! J’en ai commencé un nouveau. (bah oui, à quoi tu t’attendais ?!)

J’avais besoin d’une pochette pour trimbaler tout mon bazar. J’étais partie sur un tote bag et puis finalement, je me suis dit, que ce tissu rayé serait bien plus chic en pochette pliable qui cache bien son jeu ! C’est une pochette parfaite pour un A4, pour une tablette, pour mes cahiers, il y a même une poche intérieure pour les câbles et les stylos ! La classe !

pochette - eye of you

Oui, je sais, avant, je parlais de bœuf, mais franchement qu’est-ce qui est blanc et noir et qui est rayé ? hein ?

Eh oui, mais si je dois transporter mon ordinateur ou que l’envie me vient de transformer ma pochette en tote bag (je te rappelle que c’était l’idée de départ, et il ne faut jamais contrarier les idées de départ !), comment je fais avec mon mignon format A4, hmm ? Eh bien, je le déplie et dedans, je mets tout ce que je veux ! Même un bouquet de tulipes, une paire de bottes en caoutchouc ou un bœuf, même tiens, pourquoi pas ! (ne me demande pas pourquoi je voudrais transporter un bœuf dans ma pochette, c’est juste que ça sert mon histoire)
C’est donc… (attention dénouement !) (roulements de tambour…) une pochette qui se faisait plus grosse que le bœuf ! (waaahhhh ! tout le monde applaudit, s’il te plait !)

pochette - eye of you

(tissu rayé et tissu noir : Ikea, lainage gris : marché St Pierre, photographe : le Prince Charmant) (merci le Prince !)

Et tant qu’à faire, autant ne pas s’arrêter en si bon chemin et coudre des petites choses à gogo. Mais ça, tu le verras plus tard !

Bisou !

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C’est quoi ce bazar ? #1

Voilà l’histoire :

Il était une fois, une fille qui sera grande un jour, qui avait commencé à tricoter et à coudre. Forcément, en tricoteuse / couturière qui se respecte, elle entassait des matières premières à gogo. Même si elle essayait d’en acheter uniquement quand elle avait le projet ET le temps pour le projet. Là où le bât blesse, c’est que chaque fois qu’elle rentrait en son royaume, qu’elle voyait Reine-Mère ou les Mamies Souveraines, elle repartait avec une valise pleine de coups de coeur… Ici la moitié d’une pelote rose fluo (oui, la moitié. Je sais ce que vous pensez. Qu’est-ce qu’on fait avec la moitié d’une pelote !), là des livres pour apprendre le crochet, et des coupons de coton, des (grandes) chutes de lin ou de draps anciens, tout un tas de laine pour un gilet qui ne sera pas pour moi… Bref, les placards de celle qui voulait être grande se remplissaient à une vitesse vertigineuse. (Nous saluerons ici l’extrême patience et gentillesse du Prince Charmant !)

Quand soudain, l’infamie se produisit !!! (et oui, 3 points d’exclamation ! C’est horrible, je vous dis, l’in-fa-mie !) La fille et son prince charmant allaient devoir déménager… (cri de détresse, larmes de panique, évanouissement d’effroi…) Eh oui. Vous avez bien compris. Il faut vider le stock. (musique de film d’horreur, jeune fille qui court les bras en l’air en hurlant, méchant qui avance sans se presser, portes fermées de l’intérieur, mais tu trouves pas la clé, fatalité…) (je devrais écrire un scénario !!)

Alors la fille écuma Ravelry et tous ses blogs favoris à la recherche de projets faciles, rapides et peu gourmands en quantité de laine. Et en 2 semaines, la fille fit tomber 3 tricots de ses aiguilles, apprit de nouvelles techniques et débuta le crochet.
Mais la fille ne s’était débarrassée que de 2 couleurs…

Affaire à suivre, donc. 

Trousse de secours

Je ne suis pas très bavarde ces derniers temps, mais c’est que je suis OVERBOOKÉE !! Sans exagérer, hein ! En réalité, il se passe plein de changements en ce moment et je vous en reparlerai très bientôt. (D’ailleurs, celles qui suivent la page FB doivent en avoir une petite idée !)
Ceci dit, je continue à coudre et à tricoter et aujourd’hui, c’est un tout petit article pour vous montrer l’objet in-dis-pen-sable à toute fille qui se respecte, j’ai nommé la TROUSSE ! (à lire avec un rétro-éclairage sur le mot, une musique d’ange/église en fond et des étoiles plein les yeux ! Vous voyez le genre ? La plus grande découverte du monde civilisé en somme !)

Coton bleu marine (le même que), Liberty Mark, zip Mint

Et pour la petite histoire, j’ai clamé haut et fort que le pastel ne passerai pas par moi, quoi qu’en disent les magazines et faible chose que je suis, je suis repartie de la mercerie avec un zip couleur Mint (fameuse couleur du printemps !) Et en fait, j’adooooore !! Quoi ? Qui a dit « pfff pas de volonté ? » Bin, vous avez raison…. (en revanche je ne suis pas près de m’acheter un jean couleur pêche !)

Et vous ? Le pastel a pris ses quartiers dans vos dressing ?

La veste boulet

Bien, bien, bien… Par où commencer ? 

1. Au mois d’octobre :
Le prince charmant m’avait offert ce livre de couture, en me disant qu’il aimait beaucoup la veste de la couverture. Et moi aussi, je l’aime beaucoup ! (le prince charmant ET la veste !) Et franchement, après avoir feuilleté ce livre de long en large, les modèles sont supers et faciles à réaliser ! 2. Au mois de novembre :
Je suis partie à la conquête du tissu idéal pour cette veste. Dans le livre, il est recommandé d’utiliser de la laine bouillie. Sauf que je DÉTESTE la laine bouillie ! Et je pèse mes mots ! Alors j’ai cherché un joli lainage à la place. Plutôt gris, parce que le gris c’est chic. Et figurez-vous que je l’ai trouvé sans trop chercher, pour une poignée de kopecks.
3. Au mois de décembre :
Je recopie et découpe le patron ! Wouhou ! Je n’aurai jamais été aussi rapide à réagir ! Surtout quand il s’agit de recopier un patron… pffff… Enfin, vous voyez quoi ! Et là… c’est le drame !!!
4. Au mois de janvier :
Blocage. Impossible de me décider à couper dans mon joli coupon gris chiné. Bon. De temps en temps, je ressors le livre, je regarde la veste, la marche à suivre pour la coudre, passe la main sur mon coupon… Mais non. Ça veut pas. Et quand ça veut pas, ça veut pas… Du coup, tout reste à traîner.
5. Au mois de février :
La Monica Geller qui sommeille en moi s’est réveillée et s’est mise à hurler : « NON MAIS ÇA SUFFIT COMME ÇA, RANGE-MOI ÇA ! » Mon sang n’a fait qu’un tour. Après des mois à traîner ce tas de tissu / patron découpé / toile thermocollante / livre, j’ai tout étalé par terre, coupé mon tissu, sorti la machine à coudre, enroulé une canette et… TADAAAAA ! cousu ma veste ! Le tout en un après-midi ! 

Verdict :
La veste est super simple à faire, les pièces s’imbriquent parfaitement. J’ai réalisé une taille entre la taille 1 et la taille 2 et c’est beaucoup trop grand. Les manches sont trop larges et trop longues. J’ai dû bidouiller plusieurs fois les épaules et les dessous de bras (et pourtant, j’avais tout bien fait : j’ai soutenu ma tête de manche !) Et sur un des deux côtés, l’arrondi de la poitrine est trop grand. Par contre, j’adore la longueur de la veste et l’arrondi du col, qui est effectivement très chic.

Opinions :
Ma grand-mère : « Si tu ne m’avais pas dit que tu l’as faite, j’aurai cru qu’elle venait du commerce ! »
Ma mère : « Effectivement, c’est trop grand sous les bras ! »
Mon autre grand-mère : « Mais… pourquoi tu as une pince à la poitrine d’un côté et pas de l’autre ? » (bin oui, j’vous dis, j’ai bidouillé !!)
Ma soeur : « Aaaaaahh ! Mais j’avais pas compris que c’est toi qui l’avais faite ! Si, si… c’est bien! » (hahahaha !)
Et le prince charmant ? « Si, elle est bien, le col, c’est très joli, mais il faut reprendre sous les bras… » 

Bref, pas mal de trucs à reprendre avant que je sois vraiment satisfaite de la veste, mais, là j’en ai marre !

Alors, je suis allée chez Z*ra, m’en acheter une toute faite ! 😉

Et vous, c’est quoi la pièce chic de votre dressing ?
 

Le cas de la Petite Robe Noire

Rien que de lire le titre et j’ai envie de pleurer… Je n’ai pas de robe noire !! Bouhouhouhou !! C’est pas faute d’en chercher, d’essayer de se rabattre sur une jupe noire, ou une robe grise. Non, y’a pas moyen d’en trouver une. Une qui soit sobre, dans un tissu simple, etc. Avez-vous remarqué à quel point les robe du commerce sont affublées de trucs immondes : ici une paire d’ailes dans le dos, là un énooorme plastron de strass, ou encore un tissu 100% synthétique qui pue/brille/pique/froisse (aucune mention inutile).

Donc, après (au moins) 2 ans de recherche effrénée (et cette fois-ci, je n’exagère même pas, demandez à Sarah ou à Axelle ou même au Prince Charmant !) j’ai commencé à laisser tomber. Puis, j’ai appris à coudre. Et après, j’ai eu une idée : si je me la cousais ma Petite Robe Noire ! (vous avez vu, ces éclairs de génie !)
Bref, vous commencez à savoir comment je fonctionne en couture : pas de patron, tout au feeling ! Donc, il m’a fallu du temps pour trouver le coupon idéal et puisque je voulais de la maille, mais pas du jersey, il m’a aussi fallu attendre l’hiver. Et enfin : une robe ! Une robe, mais pas noire. Encore un échec ? Bah non, puisque ma robe est grise foncée, qu’elle est faite dans un lainage magnifique et qu’elle a des empiècements noirs ! 

PS : désolée, les photos ne sont pas terribles. Et  j’ai un problème, je crois que je n’aime plus ma robe… (cousue début décembre)

Bisous les poulettes ! 

La jupe au pli horizontal

Et comme dirait ma grand-mère : « tu ne l’as pas repassée, là ? »
Alors, oui, j’aurais pu faire un effort du côté du magnifique pli horizontal qui orne ma jupe… Tant pis, hein, vous me pardonnez ?

Bon, maintenant que l’affront est réparé, je vous raconte. Si vous avez bonne mémoire, je suis allée à Nantes, début décembre, et comme bien souvent, je ne suis pas revenue les mains vides ! Cette fois-ci, je me suis servie dans le stock de ma Reine-mère. Faut dire qu’elle a de quoi faire et qu’elle ne fait pas souvent ! (héhé ! l’appel du pied !)

Alors, ce coton bleu marine traînait et pleurait et chouinait (le pauuuuuvre !) et personne ne s’occupait de lui… Vous me connaissez, bonne âme comme pas deux, je l’ai adopté et à peine rentrée en mon royaume, je m’en suis occupée. En fait, quand j’ai vu ce coupon, j’ai tout de suite pensé à cette jupe. Alors, j’ai fait une version courte, parfaite pour l’hiver, mine de rien !

Niveau patron, rien de compliqué, c’est le même ! Un rectangle, un ourlet, un élastique à la taille et quelques fronces : less is more !